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Rencontres

Interview avec Cyrille De Vignemont

Photographe, réalisateur, et plasticien français, Cyrille de Vignemont se fait aujourd’hui un nom au point d’être nommé par le MOMA de New-York. Amélie est allée à la rencontre de l’artiste qui se cache derrière ces œuvres, où se mêlent nostalgie liée à l’enfance et jeux de lumière.

Tu viens d’être annoncé comme l’un des 5 artistes à suivre par le MoMA PS1, tu te sens comment ?

Cela n’a pas vraiment de sens ce genre de classement mais nous cherchons tous aussi à partager notre travail alors…cool.

En quelques mots, comment en es-tu arrivé là ?

Très tôt, j’ai aimé la peinture classique puis contemporaine, j’ai quitté l’école vraiment jeune, en fin de sixième, et ai vécu des expériences très différentes, mais avec toujours la présence d’une obsession pour certains tableaux, puis progressivement des photographies, peut-être par Edward Rusha au départ…Et autour de mes trente ans, j’ai commencé à vouloir capturer à mon tour ce qui me touchait.

La photographie de mode a compté pour toi ?

La peinture m’a plus influencé jusque dans mon rapport aux vêtements, les drapés de Velasquez, ce genre de choses…Mais ensuite j’ai découvert de vieux numéros des années 70 et 90 de Vogue dans une librairie où j’allais acheter des livres de peintures à New-York, et cela à créé une curiosité…Deux ou trois ans plus tard, après ma première exposition, j’ai été invité quelques fois à diner par Azzedine Alaïa, dans sa grande cuisine. Il y avait d’autres artistes contemporains, des peintres ou cinéastes comme Julian Schnabbel, et des photographes aussi parfois. Je me souviens avoir vraiment eu envie d’essayer un jour la photographie de mode après une discussion avec Bruce Weber.

Tu te souviens du premier vêtement que tu as acheté ? Celui qui t’a fait aimer la mode ?

Une chemise Martin Margiela peut-être. Je devais avoir 21 ans. J’achète encore indéfiniment les mêmes paires de Replica chez eux. Mais, je me souviens aussi d’un pull, j’étais encore un enfant, c’était un pull marin Saint James, qui a été vraiment très important pour moi, avec un imaginaire : j’avais l’impression que quand je le portais pour aller en cours je m’évadais, j’avais la possibilité de partir ailleurs, d’être un navigateur…

A ce propos justement, peux tu nous raconter le processus qui t’a amené à réaliser un film pour Isabel Marant ?

Ce film est juste né d’une discussion avec Isabel un dimanche de printemps au bord d’une rivière, dans la forêt de Fontainebleau, chez elle, avec les ombres des arbres qui s’agitaient dans le soleil et le vent, les reflets sur l’eau, une certaine torpeur que j’ai associé à un matin d’été, à ma fiancée se réveillant, mettant un pull en traversant mon appartement…Quelque chose de très simple et proche.

En dehors d’Isabel, as tu un créateur à me citer, que tu apprécies particulièrement ?

J’aime l’univers de Guillaume Henry, chez Nina Ricci. Un sens des lignes et des couleurs, des références, qui me touche.

Quel est ton vêtement, ta marque fétiche ?

Probablement mon blouson aviateur Saint Laurent. Un cadeau.

Ton club ?

A Paris? J’ai eu une période Carmen, mais j’aime surtout passer d’un univers à l’autre…Je vais peut-être plus au Montana qu’ailleurs car il est à moins de trois minutes de chez moi, très tard dans la nuit chaque mètre compte.

Et quel album écoutes-tu en boucle ces derniers temps ? La musique semble consubstantielle de tes réalisations, on sent un rapport très fort entre tes images et le son

Delaware des Drop Nineteens, pour me replonger dans ce son du début des années 90, et essayer de reconstituer mes souvenirs de ces années là pour un projet. Et depuis quelques jours First Hate, aussi. A écouter.

Quels sont justement tes projets à venir ?

Evoluer dans une partie de mon travail vers plus de narration et en parallèle dans l’autre vers plus d’abstraction…Des expositions aussi…Mais surtout un livre, je crois que j’aime peut-être encore plus les livres de photos que les expositions, et pourtant je n’ai pas encore tenté l’expérience.

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