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Rencontres

Avec les créateurs de BonneGueule

Nous sommes allés à la rencontre de Geoffrey, co-fondateur de BonneGueule, afin d'en connaitre un peu plus sur le premier site français indépendant de mode masculine.

Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

BonneGueule est un blog de mode masculine fondé en 2007, qui est devenu une startup ayant pour mission d’aider les hommes à se sentir bien dans leurs vêtements. On le fait de deux manières.
Tout d’abord, par le biais d’un média. Nous sommes le 1er site français indépendant de mode masculine (indépendant par rapport aux groupes de presse, mais aussi réellement indépendant par rapport aux marques puisqu’il n’y a aucune publicité, article sponsorisé, ou lien d’affiliation sur le site). On explique, on décortique, c’est le « C’est Pas Sorcier » de la mode masculine.
Mais également à travers une marque de vêtements qui propose des « basiques au bon prix », et apporte une transparence totale sur les méthodes de confections (expliquées via des contenus éditoriaux). Notre objectif : éduquer et armer le consommateur, en tâchant d’être les plus exemplaires possibles (non, pas comme les castors juniors).

BonneGueule est une sorte d’écosystème de vêtements et de services autour de la mode masculine. Un peu à l’image des studios créatifs comme Acne et Surface 2 Air, mais en remplaçant la dimension artistique par une dimension conseils.
- Le blog
- La marque de vêtements
- Des collaborations avec des marques spécialistes (FrenchTrotters, Heschung, Aigle, Buttero, Melindagloss, Benjamin Jezequel, Hèdus, Three Animals, National Standard) dont beaucoup sont sur L’Exception.
- Une newsletter de conseils et astuces
- Des réponses bénévoles à 5.000 questions de style chaque mois
- Une boutique de mode masculine dans le Haut-Marais.

Nous sommes en quelque sorte les geeks du vêtement !

Racontez-nous votre parcours scolaire et professionnel ?

À la base, nous sommes deux étudiants passionnés de vêtements et de blogs.
Benoît a fait des études de marketing et de e-commerce à Telecom Ecole de Management et HEC Montréal. Et de mon côté une Maths Spé, puis Telecom Ecole de Management et un MBA en marketing du luxe en Turquie, ainsi que des expériences de conseil en stratégie à Singapour.
Dès nos premiers stages et expériences professionnelles, on s’est vite rendu compte que les grandes structures, ce n’était pas pour nous : trop froides, trop impersonnelles, et surtout un management trop patriarcal.
Alors on s’évadait en développant chacun de notre côté un blog de mode, avant de s’associer autour d’un ebook sur la mode masculine, qui a ensuite été édité aux éditions PYRAMYD : le Guide de l’Homme Stylé… Même Mal Rasé. Il s’est rapidement retrouvé best-seller de sa catégorie, et l’est encore maintenant.
Malgré les galères de l’écriture et les nuits blanches pleines de pages blanches, ce sont nos contenus de mode masculine qui nous ont lancés. On a ainsi pu quitter nos jobs, faire très peur à nos parents, et passer pour des fous furieux auprès de nos anciens collègues. Mission accomplie !

Pourquoi avoir créé Bonne Gueule ?

Comme plein de gens, on cherchait à tout prix du sens et une authenticité, à comprendre l’histoire d’un produit, son mode de fabrication, et à découvrir qui sont les gens qui le produisent. Une expérience du vêtement… organique. Et à 360 degrés. Aux antipodes des grandes marques de luxe, très statutaires et distantes de leurs clients, et froides dans leur communication. Et pas pour autant toujours très rigoureuses sur la qualité des produits et les conditions sociales ou environnementales.
On ne comprenait pas pourquoi dans tous les secteurs (alimentaire, transports, voyage, santé), le consommateur est en droit d’exiger une transparence et un comportement vertueux, sauf dans le luxe, où c’est presque considéré comme vulgaire de se demander pourquoi une chose vaut son prix et comment elle est produite.
Alors on s’est mis à se poser ces questions, et 2,5 millions d’autres hommes nous ont rejoints sur le site.

Peux-tu nous expliquer ton rôle dans l’entreprise ? Ta journée type ?

Benoît s’occupe des aspects créatifs du blog et de la ligne de vêtements. Les idées de produit viennent bien souvent de lui. Mon travail à moi, c’est de les valoriser et de les structurer, en développant l’audience de notre média et nos partenariats. Selon notre ADN.
Loin d’être seuls, nous avons aujourd’hui toute une équipe, jeune mais passionnée, qui nous supporte et nous complète.
Mais les journées types n’existent pas, le projet est trop multi facettes et évolue trop vite pour céder place à une routine.

Concernant le lancement de votre propre ligne de prêt-à-porter pour homme, est-ce que tu peux nous parler du processus de création de vos vêtements ? Comment mènes-tu tes recherches de partenaires/fabricants ?

Nous développons les basiques du vestiaire masculin. Pas de collections, que de l’intemporel. C’est Alexandre qui est aux commandes, après avoir fait son stage… chez L’Exception.
On développe peu de pièces (un peu comme l’offre de Apple si on la compare aux autres constructeurs informatiques), mais on le fait avec les meilleurs ateliers et des volumes qui nous permettent d’être extrêmement compétitifs à chaque fois que l’on sort quelque chose de neuf. Nous privilégions le « made by » plutôt que le « made in ».
On conçoit tout en France, territoire riche en savoir-faire créatif, mais où il n’est pas forcément logique ou possible de produire certains items. Notre dernier jean en date en toile japonaise demandait par exemple des finitions qui ne sont plus proposées nulle part en Europe (rivets cachés, coutures invisibles, double passants doublés…). Et on a dû s’orienter vers un atelier Tunisien, qui a ressuscité des finitions que les marques de luxe n’exigeaient plus depuis 15 ans.

Comment décrirais-tu le style de votre vestiaire ? Les valeurs qu’il incarne ?

Notre objectif est de donner accès aux gens à un produit de très haute qualité à un prix milieu de gamme, en allant puiser le savoir-faire là où il se trouve. On ne cherche pas à faire des produits voyants, mais des produits honnêtes. Dit comme cela, ce n’est pas très sexy, mais cela n’exclue pas une sensualité dans la matière et les coupes. Et un minimalisme qui se fait au profit des textures.
Cela dit, c’est vrai que nous avons fait de la gratuité et de la transparence du média une force, qu’on retrouve dans notre vestiaire : chaque produit est expliqué, décortiqué, livré avec des vidéos, des suggestions de looks, des détails techniques. C’est un vestiaire enrichi en âme et en histoire.
Du coup, porter du BonneGueule, c’est un truc un poil engagé, c’est comme dire : « comprend et connais ce que tu portes ». C’est logique avec l’alimentation ou les cosmétiques, alors ça l’est aussi avec la mode.

Qu’est-ce qui te plait dans la mode ? Pourquoi t’être tourné vers ce milieu ?

J’aime le vêtement car il est vecteur de très nombreuses choses : technologie, cultures, nature, mouvements sociaux, art, Histoire et histoires. C’est un terrain d’expérimentation sans fin.
C’est aussi un bon vecteur pour faire passer des messages citoyens, car on peut le faire à travers la dimension plaisir, et de manière très concrète, voire organique (puisque le vêtement nous enveloppe).

Quels sont tes icônes ? Qu’est-ce qui t’inspire ?

Je suis très respectueux de marques comme Patagonia ou VEJA, qui arrivent à embarquer une dimension sociale et développer des matières et des techniques innovantes. Le tout sans oublier qu’à la fin, c’est le rapport qualité / style / prix du produit qui reste clé pour le consommateur.

Y-a-t’ il eu une rencontre importante dans ta carrière ?

Ma rencontre avec Benoît qui est devenu un grand ami et mon associé a changé beaucoup de choses dans ma vie. Car devenir entrepreneur/créateur dans la mode masculine, c’est vraiment un style de vie, au-delà d’être un métier. On a coutume de dire qu’à nous deux, nous détenons un cerveau qui fonctionne, tellement nous sommes différents mais complémentaires.
Ce serait injuste d’oublier les amis du 36, rue des Jeuneurs, ancien siège de L’Exception qui nous hébergeait, en compagnie de Vincent Schoepfer (Patrons) et Régis Dajczman (Dajczman). Des rencontres qui nous ont rassuré, dynamisé, et en définitive, qui nous ont fait grandir en tant que personnes.

Quel serait pour toi la tenue indispensable dans un dressing homme ?

Un costume canon, mais aussi confortable qu’un jogging. Le tout respirant, déperlant et infroissable. On devrait bien y arriver un de ces jours !

Des projets futurs ?

Un développement dans les belles boutiques des villes de France sur des formats de boutique éphémère, pour aller à la rencontre de nos lecteurs en région. Et on commence à regarder très sérieusement l’international, notamment certains pays asiatiques où notre démarche et notre French Touch sont particulièrement appréciées.

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