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Vous trouverez sur ce blog des looks shootés dans la rue (des femmes et des hommes un peu de tous les styles), des infos sur la mode et des billets d'humeur ou de culture.
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DERNIERES NEWS 2010-09-03: Le Grazia Street Fashion Show Season 2 aux jardins du Palais Royal
2010-08-31: Fin d'une épopée indienne
2010-08-28: Ferveur religieuse en Inde du Sud
2010-08-25: Portraits indiens
2010-08-21: Best of Inde du Sud
2010-07-25: Fermeture annuelle de Little Style Box
2010-07-24: Au jury du Grazia Street Fashion Show
2010-07-15: 24h à Londres
2010-07-11: Kaguyahime à l'Opéra Bastille
2010-07-10: Dans l'appartement de Lisa Gachet
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CULTURE : Fin d'une épopée indienne
Posté le mardi 31 août à 22h30
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Et voilà , mon voyage en Inde s'achève. Après un tel voyage, j'aurais bien aimé faire comme cet indien et juste dormir sans penser au lendemain. Mais non, j'ai repris le travail aussitôt ;-)
J'aurais aimé vous en montrer plus, mais mon plantage de serveur m'a pris trop de temps ces jours ci... Ce sera pour une prochaine fois. Demain, retour à Paris !!
CULTURE : Ferveur religieuse en Inde du Sud
Posté le samedi 28 août à 10h46
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En Inde, la religion est partout... Qu'elle soit hindoue, musulmane, catholique, jain, la quasi-totalité des indiens adhérent en une croyance. Il est rare de voir un pays habité d'une telle ferveur religieuse: les temples sont pleins de pélerins aux saris colorés et les processions sont fréquentes au hasard d'une rue. Les fêtes religieuses sont également des moments importants de la vie communautaire avec des festivités pouvant durer pendant des semaines.
Les étrangers peuvent pénétrer dans la plupart des temples, mais le coeur leur est souvent interdit. Seuls les hindous peuvent voir les représentations sacrées de leurs dieux. Dans les photos ci-dessous, vous verrez des statues d'un certain nombre de divinités: Shiva, Hanuman le dieu singe, Ganesh le dieu éléphant et Nandi le taureau de Shiva. Vous me direz si vous arrivez à le retrouver, ce n'est pas facile ;-)
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CULTURE : Portraits indiens
Posté le mercredi 25 août à 08h46
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Vous avez du remarquer, quand je pars en voyages, j'ai plus souvent tendance à prendre en photos les gens plutôt que les sites touristiques. Je me suis régalé en Inde, sachant que les possibilités de tirer des portraits sont nombreuses. Les indiens n'ont pas peur des photos et, au contraire, vont parfois vous demander de bien vouloir les prendre. L'inverse est souvent vrai, j'ai du poser pour un certain nombre de personnes qui m'ont photographié avec leur téléphone portable, souvent avec une main sur les épaules, parfois en m'empruntant mes lunettes de soleil, voire mon appareil photo !
Comme je vous le disais, j'ai trouvé les indiens très accueillants. N'aillez pas croire que c'est un pays facile, les indiens sont très durs entre eux. J'ai notamment vu des intouchables se faire jeter des bus comme des animaux, alors qu'ils avaient l'argent pour payer leur voyage. La lecture des oeuvres d'Aravind Adinga est un bon éclairage sur les relations entre indiens et entre castes, les castes les plus basses se faisant la plupart du temps maltraitées par celles supérieures. Toujours est il que l'étranger est considéré comme hors caste et qu'il donc le bienvenu partout ! Ce n'est pas que les indiens soient intéressés, la plupart n'essayeront pas de vous vendre quoique ce soit. Ils sont juste contents de pouvoir échanger quelques mots d'anglais ou une poignée de main avec un étranger.
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CULTURE : Best of Inde du Sud
Posté le samedi 21 août à 11h56
Il était temps que je vous parle un peu plus de mon voyage, mais que voulez vous, le temps se fait rare quand on reprend le travail après 3 semaines de vacances...
Voilà mon trajet avec la magie de Google Maps... Je suis parti de Cochin (le gros repère marqué Ernakulam) pour descendre le long de la côte Ouest du Kerala jusqu'à Cap Comorin à l'extrémité Sud de l'Inde. En chemin, je me suis arrêté pour visiter les backwaters du Kerala et passer un peu de temps à la plage à Varkala. Depuis Cap Comorin dans l'état du Tamil Nadu, je suis remonté par les terres jusqu'à Madurai puis Ooty dans les montagnes du Nilgiri. S'en est suivi un petit saut au Karnataka pour visiter le magnifique palais de Mysore et une dernière halte nature dans la réserve naturelle du Wayanad à l'extrémité Nord du Kerala. 24h plus tard, j'étais de retour à Cochin, achevant une boucle de 1500 km en Inde du Sud...
Afficher Voyage en Inde sur une carte plus grande
Allez, je vous fais mon petit best of illustré du voyage !
![]() Faire une promenade en Ambassador dans les quartiers coloniaux de Cochin Fort Cochin est assez unique en Inde du Sud. La péninsule de Mattancheri est un havre de paix au sein du bouillonnement keralais. On se promène dans les rues à la découverte d'une architecture coloniale influencée par les occupants portugais, néerlandais et anglais, découvrant au hasard d'une rue un ancien club privé à l'ambiance feutrée ou un cimetière peuplé d'esprits conquérants. Mais le mieux est encore de découvrir la ville à l'arrière d'une mythique Ambassador. Produite en Inde depuis 1958, la voiture des marahajas reste la voiture la plus communément utilisée par les chauffeurs du Kerala. |
![]() Survivre à une nuit de Kathakali Je vous avais déjà un peu parlé du Kathakali. Ce spectacle à la frontière entre le théatre, la danse, le chant et la transe religieuse est encore communément pratiqué au Kerala. Les acteurs de Kathakali doivent subir un entrainement long et fastidieux afin de maitriser toutes ses arcanes. Le moindre mouvement de l'oeil ou du doigt a une signification précise. Pendant les fêtes religieuses, il n'est pas rare de voir des performances de Kathakali du soir jusqu'à l'aube. Essayez déjà de supporter un spectacle de 2h, cela devrait vous laisser un souvenir mémorable. |
![]() Déguster un authentique Thali du Kerala Le Thali est un plat traditionnel indien servi principalement pour le déjeuner. Il s'agit d'un plateau repas constitué de différents sortes de curry, de chutney, de dal (purée de lentilles), de petits légumes le tout accompagné de riz ou de pain indien (chapati ou papadom le plus souvent). La plupart du temps, le thali est servi dans de petits récipients en métal, mais dans les vrais restaurants végétariens du Kerala, il est tout simplement dressé sur une feuille de bananier. Des serveurs passent régulièrement pour reproposer un peu plus de riz ou de curry. Le thali se mange bien sûr avec la main droite. Le thali est très populaire auprès des indiens car il permet de manger un déjeuner équilibré pour moins d'un euro. |
![]() Battre la cadence au rythme des bateaux serpent Une des richesses principales du Kerala est son eau. Aménagée en canaux, elle forme ce qui est appelé communément les backwaters du Kerala. Ce réseau de plus de 1 500 kilomètres longe des paysages splendides de rizière, plantations et de villages. Le meilleur moyen de les visiter est de louer un house boat (bateau maison) pour une croisière tout confort de 48h avec chauffeur et cuisinier attitré. L'arrêt au village permet d'acheter les poissons ou les crevettes fraichement pêchés pour le repas du soir. La 2e semaine d'août accueille le trophée Nehru, une course de bateaux serpents. Ces bateaux qui affleurent à peine de l'eau peuvent accueillir une centaine de sportifs qui rament au rythme des tambours et des cris des entraineurs. Un grand spectacle à ne pas manquer ! |
![]() Profiter des derniers rayons de soleil sur les plages du Kerala La côte Ouest de l'Inde est réputée pour la beauté de ses plages. La plupart des visiteurs se dorent la pilule plus au Nord à Goa, mais les plages du Kerala valent également le détour. Attention, ne vous attendez pas à des plages de sable blanc et une mer turquoise ! La mer peut être plutôt démontée particulièrement pendant la mousson, rendant la baignade hasardeuse. Mais la plage reste cependant un bon moyen de se relaxer... |
![]() Admirer l'océan depuis la corniche de Varkala Varkala est une étape des plus agréables sur la côte du Kerala. Blottie le long d'une falaise surplombant l'océan, la corniche offre des vues saisissantes. En contrebas, des criques abritent de petites plages léchées par les vagues. Les diners se prennent sous les cocotiers au son de la houle. Avec toutes ces constructions sur une falaise de terre, on se demande cependant combien de temps le village va continuer à exister avant de s'effondrer dans la mer... |
![]() Se baigner sur les ghats de Cap Comorin On ne peut pas aller plus au Sud que Cap Comorin. La pointe méridionale de l'Inde est un haut lieu du tourisme indien. Les indiens y viennent tant pour contempler l'extrémité du continent que pour se prosterner devant la déesse Kanyakumari aux trois seins et aux yeux de poisson. Peu de touristes étrangers prennent la peine de faire le voyage, car il n'y a pas grand chose à voir... Mais se plonger dans l'ambiance surréaliste des ghats est un moment unique: en fin de journée, les indiens affluent pour se baigner joyeusement dans la mer sous les caresses des derniers rayons de soleil. Un mix étrange entre kermesse et dévotion religieuse... |
![]() Affronter la vie trépidante de la ville de Madurai En terme de ville indienne, on peut difficilement faire plus agitée que Madurai. Deuxième ville du Tamil Nadu avec plus d'un million d'habitant, elle est une étape obligée d'un voyage en Inde du Sud pour son célèbre temple de Minakshi. Mais la ville vaut également le détour pour se perdre dans ses ruelles turbulentes et s'abandonner au rythme de la vie indienne. |
![]() Méditer au temple de Minakshi Le temple de Minakshi est une merveille de l'architecture hindouiste. Construit entre le XVIe et XVIIe siècle, il comporte les très caractéristiques tours sculptées de divinités multicolores. Ces gopuram surmontent les onze portails du sanctuaire, le plus haut s'élevant à 60 mètres du haut. Il fut pendant longtemps le plus haut bâtiment d'Asie ! Le temple est immense avec deux sanctuaires principaux et un réseau de coursives ornées de nombreuses statues. L'ambiance du temple et la ferveur des indiens rendent l'endroit absolument unique ! |
![]() Accéder au massif des Nilgiri par le dernier train à vapeur en Inde Le massif des Nilgiri au Nord du Tamil Nadu est une étape intéressante pour échapper à la chaleur des plaines. On y accède depuis la petite ville de Mettupalayam par une ligne de train à vapeur, construite en 1899 par les colons anglais. Le parcours classé au patrimoine mondial de l'humanité comprend 208 courbes, 16 tunnels et 250 ponts. Le train prend 5 heures pour effectuer les 48 km jusqu'à destination. Le parcours permet surtout d'observer des panoramas magnifiques sur la chaine des Nilgiri ou de donner des bananes aux singes sauvages qui attendent aux arrêts des gares. |
![]() Se relaxer à la station d'altitude d'Ooty Fondée par les britanniques pour accueillir le gouvernement de Madras pendant les grandes chaleurs de l'été, la petite ville d'Ooty est la capitale du district des Nilgiris. A 2250 mètres d'altitude, elle permet de se relaxer dans une ambiance calme et feutrée. Beaucoup viennent pour y faire des trekkings dans les plantations de thé. Nous y sommes allés pour faire une pause dans le voyage, bien au chaud dans une ancienne villa coloniale. |
![]() Visiter le fabuleux Palais de Mysore Deuxième plus grande ville de l'état du Karnataka, Mysore fut pendant longtemps la capitale du royaume de Mysore et abrita la dynastie des Wodeyar dans de magnifiques palais. Construit au début du siècle sur les ruines de l'ancien palais détruit par les flammes, le Palais actuel a nécessité 15 ans pour être achevé. C'est l'architecte anglais Henry Irwin qui en assura la réalisation mêlant allégrement architecture traditionnelle indienne et innovations britanniques. L'ensemble est une véritable merveille de kitsch notamment la salle de mariage dorée à l'or fin ou la salle de réception aux colonnes ressemblant à d'énormes meringues multicolores. Malheureusement, les photos sont interdites à l'intérieur du site. |
![]() Arpenter les allées du marché de Devaraja Les marchés indiens valent souvent une visite, notamment l'immense marché de Devaraja à Mysore. On est emporté dans un tourbillon de couleurs, d'odeurs et de sons. L'allée aux fleurs vous envoute avec ses revendeurs de jasmin ou de rose et ses fabricants de colliers de fleurs multicolores. Même les étals de fruit sont parfaitement agencés, chaque pomme étant placée à un endroit millimétré. |
![]() Spotter les éléphants sauvages au sanctuaire animalier de Muthanga La réserve de Wayanad est une des réserves les moins visitées du Kerala. Située loin au Nord de la région, elle est difficile d'accès et nécessite un long voyage en bus depuis Calicut ou Mysore. Pourtant, elle vaut le voyage pour son sanctuaire animalier de Muthanga. C'est dans cette réserve qu'on a le plus de chance de voir des éléphants sauvages en Inde du Sud. Quasiment tous les jours, ils viennent s'abreuver le long des points d'eau ou s'abriter de la chaleur dans la forêt. |
![]() Se promener dans les plantations de thé des Wayanad Selon les habitants, les paysages du Wayanad sont les plus beaux du Kerala. En plaine, ce sont des successions de rizières bordées de palmiers. En montagne, la nature fait place à des plantations de thé à perte de vue. Un paysage verdoyant unique d'où émergent parfois les têtes des travailleurs agricoles. |
![]() Faire l'ascension du Chembra Peak en évitant les sangsues Enfin pour finir un voyage qui a été beaucoup trop calme, nous avons réalisé l'ascension du plus haut sommet des Wayanad. Le Chembra Peak côtoie les nuages du haut de ses 2100 mètres. L'ascension un peu ardue offre des vues splendides sur les vallées. Mais il faut rester concentré sur le petit chemin en terre, afin d'essayer d'éviter les petites sangsues qui trainent sur le chemin (qui ne m'ont d'ailleurs pas loupées...). |
24h après, me voilà de nouveau sous la pluie parisienne. vous comprenez que le retour à Paris a été difficile.... J'espère que ce petit best of vous a plu. Je vous mettrai d'autres photos la semaine prochaine !
CULTURE : Fermeture annuelle de Little Style Box
Posté le dimanche 25 juillet à 14h26
Et voilà , le moment tant attendu des vacances d'été est arrivé !!!!
Le blog ferme ses portes pour 3 semaines, le temps d'un petit séjour dans le Sud de l'Inde. Pour vous faire patienter, quelques photos de mon premier séjour entre le Rajasthan et Bénarès il y a déjà 3 ans... A la rentrée !!!
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CULTURE : 24h à Londres
Posté le jeudi 15 juillet à 21h28
Que faire pendant 24h à Londres ?
Question vraiment difficile tellement la capitale londonienne regorge d'activités trépidantes !
Alors, pour ne rien regretter de ma journée, j'ai fait un véritable séjour marathon. Début de matinée avec l'excellente exposition Martin Margiela au Somerset House, passage obligatoire sur la Tamise et la célèbre Tate Modern, déjeuner dans les petites rues de Soho, promenade shopping entre Spitafields et Brick Lane, petite pause à l'exposition Slow Dancing du Saddler's Wells, diner dans un cabaret burlesque très underground et cocktail dans la salle secrète du Callooh Callay... Et hop, me voilà revenu sur les rotules à Paris...
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Et vous, ce seraient quoi vos 24h parfaites à Londres ?
CULTURE : Kaguyahime à l'Opéra Bastille
Posté le dimanche 11 juillet à 19h35

Japon du Xe siècle, un coupeur de bambou trouve un bébé d'une beauté radieuse dans une tige de bambou. Il l'adopte et l'élève comme sa propre fille. D'une splendeur à faire pâlir les plus belles, la jeune femme est courtisée par de nombreux prétendants et se fait appeler Kaguyahime Lumière qui resplendit dans la nuit. Des aristocrates curieux de la jeune fille troublent la paix du village, entrainant des rixes avec les villageois. L'empereur alerté par cette flambée de violence demande à faire venir Kaguyahime dans son palais. Subjugué, il lui demande de rester mais elle refuse, expliquant qu'elle vient de la lune et qu'elle y retournera à la prochaine pleine lune. L'empereur lui interdit de partir, mais il ne pourra rien faire, quand la lune levée, elle disparait dans la nuit...
C'est à partir de ce conte populaire japonais que le compositeur japonais Maki Ishii compose une partition destinée à la danse. Jouée pour la première fois à l'opéra de Berlin en 1985, sa première version chorégraphique fut présentée à Tokyo par Yoshihisa Endo. Mais c'est en 1988 que le chorégraphe néerlandais Jiri Kylian en donna la version la plus célèbre. Présentée pour la première fois en 1991 à l'Opéra de Paris, le public fut comme frappé de stupeur par l'étourdissant impact émotionnel et la splendeur absolue de ce ballet, considéré désormais comme un chef d'oeuvre de la danse du XXe siècle, au même titre que le Sacre du Printemps de Béjart.
C'est ce chef d'oeuvre de la danse contemporaine que l'Opéra de Paris permet de redécouvrir sur la scène de Bastille. Aux sons de la musique traditionnelle japonaise et des imposants tambours du groupe Kodo, les danseurs s'élancent pour une danse alternant moments de lente féérie et fureur endiablée. Alice Renavand en Kaguyahime toute de retenue est absolument magistrale. La mise en scène est stupéfiante de modernité, la forêt de bambou est représentée par des cordes en suspension dans le temps, le sol s'élève comme suspendu par le temps, la lune se révèle éblouissant le spectateur de son aura. Toutes les scènes sont à couper le souffle, notamment la bataille aux sons terrifiants des tambours japonais ou la scène magistrale où l'empereur s'empare de Kaguyahime dans un drap d'or.
Kaguyahime est sans conteste un chef d'oeuvre à ne rater sous aucun prétexte (jusqu'au 15 juillet à l'Opéra Bastille)...
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CULTURE : Vernissage à la B.A.N.K. et à la New Galerie
Posté le jeudi 24 juin à 21h38
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A croire qu'elles se sont passées le mot... La B.A.N.K. de la rue Volta et la New Galerie de la rue Borda ont décidé de faire leur vernissage le même soir. De quoi passer d'un univers à l'autre en sirotant tranquillement un verre de rosé.
Avec son exposition La nature ne fait rien sans objet, la B.A.N.K. frappe fort en invitant 12 artistes, stylistes et designers à présenter des créations prosaïques: tapis de perles de Yair Amishay, poufs brodés de Manish Arora, mug faisant apparaitre miraculeusement Marie Madeleine sous l'effet de l'eau chaude par Chi Chi Menendez, ou les désormais célèbres Hello Panda de l'artiste chinois Ji Ji (dont les tshirts peuvent désormais s'acheter dans les boutiques Duty Free de l'aéroport Charles de Gaulle). Plus original, les couteaux traditionnels chinois de Wen Fang en installation au sous-sol ou les briques décorés de publicités traditionnelles chinoises. Et pour une ode à l'objet, bien sûr tout s'achète à des prix commençant à 5€ allant vers 4200€ pour un pouf Manish Arora.
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De son côté, la New Galerie accueille Bertrand Planes pour une illusion d'optique plutôt bluffante. Une sorte de light painting où une table et des planches complètement blanches acquièrent une texture et une couleur avec un simple spot. On se laisse surprendre par la réussite de l'expérience.
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Deux vernissages en une soirée, de quoi sortir un peu moins bête (et un peu plus saoul)...
La B.A.N.K., 42 Rue Volta Paris 3e
New Galerie, 2 rue Borda Paris 3e
CULTURE : Défilé de chapeaux au Prix de Diane
Posté le mercredi 16 juin à 08h48
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Créé en 1843, le Prix de Diane est une véritable institution. On y vient autant pour les courses de chevaux, qui voient la consécration de la meilleure pouliche de 3 ans sur 2100 mètres, que pour l'ambiance de pique nique chic, les beaux costumes et les chapeaux. Cette année, le thème était La nature est un art ce qui a donné lieu à une démesure de chapeaux à l'ambiance champêtre.
Pas forcément toujours de très bon goût, mais ludique et coloré !
Et petite distraction de l'après midi, Micky Green en concert, ce qui n'est finalement pas rien...
Il ne faudrait pas croire l'ambiance guindée pour autant. J'ai été étonné par le naturel des gens et la simplicité du lieu. Tout le monde est là pour passer un bon moment avec un brin d'auto-dérision. Pas besoin non plus d'invitations pour accéder au concert ou à l'aire de pique nique, tout est ouvert au public sans avoir besoin de payer. Du coup, j'ai vraiment passé un bon après-midi et je pense bien y retourner pour le plaisir l'année prochaine... et cette fois-ci, je sortirai mon plus beau chapeau !
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Oups, quelqu'un a du lui piquer son chapeau...
CULTURE : La face cachée de Shanghai
Posté le mardi 25 mai à 08h19
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Avec l'exposition universelle, le monde entier a les yeux braqués sur Shanghai. L'image la plus courante représente le quartier d'affaire de Pudong, symbole de la puissance économique chinoise, ou les bâtiments flambants neufs de l'expo... La photo ci-dessus représente pour moi beaucoup plus la réalité de Shanghai: un mix entre immeubles d'habitation laidement plantés, autoroutes crevant la ville et quartiers chinois coupés de minuscules ruelles.
Avant de repartir pour Paris, j'ai voulu partir seul à l'exploration de ces quartiers traditionnels. En général en Occident, les bâtiments sont construits chacun comme des espaces indépendants avec des entrées le long des rues principales. A Shanghai, chaque bloc entre plusieurs rues est constitué d'un ensemble de petites ruelles parfois pas plus larges qu'un mètre menant à différents bâtiments. On ne pénètre pas dans les bâtiments par la rue principale, mais en passant par ce réseau de petites ruelles. Pour rentrer dans ces blocs, il faut passer des petites grilles entrouvertes, parfois gardées (on en voit une sur la 1ere photo). Peu d'étrangers y pénètrent, tout simplement, parce qu'ils ne font pas partie des circuits touristiques ou parce qu'il n'y a pas grand chose à y voir... C'est pourtant dans ces quartiers que bat le coeur de la ville.
Je pénètre dans ce premier bloc par Beijing Xi Lu, le garde à la porte me regarde circonspect mais me laisse passer sans me poser de question. Dans ce premier quartier, les maisons font 2 à 3 étages et les ruelles sont assez larges.
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Un petit passage perpendiculaire m'amène sur la ruelle suivante. Étonnamment, l'ambiance est assez calme. Entre les immeubles, des fils tirés servent à sécher le linge. Des passants vaquent à leur occupation. Des vélos abandonnés trainent sur le sol.
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Le quartier semble relativement aisé, les maisons sont en dur. Certaines ont la climatisation installées. J'essaye plusieurs fois de discuter avec des chinois, mais ceux-ci ne sont pas trop loquaces. Un vieil homme avec un fort accent de Shanghai et une veste à col mao finit par venir me voir et me demander ce que je fais là . Je lui dis que je suis étudiant en photographie (les chinois se méfient des photographes et surtout des journalistes) et que je souhaite prendre des photos de la vie à Shanghai. Il me dit avec véhémence de ne pas rester ici: Xiao difang mei youyong. Qu Malu ! (les petits endroits ne servent à rien, allez sur la rue !). Apparemment, tout ce qui se passe derrière la façade des immeubles n'est pas intéressant. Un petit attroupement commence à se faire, un homme avec un brassard rouge Anquan Pingan (volontaire de la sécurité publique) commence à s'approcher. Je décide de partir tout de suite pour revenir sur la grande rue...
Je continue mon parcours un peu au hasard et tombe sur un affluent du Huang Pu. La promenade en béton est désertée. Je suis toujours stupéfait par la laideur des immeubles d'habitation qui le bordent, ces immeubles qui grignotent petit à petit les quartiers comme celui que je viens de visiter.
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En continuant ma route, je finis dans le quartier des magasins de matériels de construction. Un attroupement se fait le long de la route autour d'un homme qui répare une marmite à riz. Je repère sur ma gauche une entrée dans le bloc d'immeuble. Un enfant joue au milieu, je me dis que c'est un bon présage. Je m'enfonce dans la ruelle...
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Le bloc est bien plus pauvre que le premier que j'avais visité. Pas d'eau courante dans les immeubles, les femmes restent dehors pour laver le linge ou préparer à manger. Les installations sont précaires, constituées de simples bacs en béton et de tuyaux réparés à base de sacs plastiques.
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Dans un passage abrité, deux hommes et une femme commencent à me parler. Je leur demande si ma présence les dérange et si je peux prendre des photos. Très sympathiquement, ils me répondent que je me mette à l'aise, que je peux aller à mon gré et prendre les photos que je veux. Lorsque je leur demande si je peux les prendre en photo, ils me répondent non bien sûr... Il est très rare que les chinois acceptent se faire prendre en photo, même par un étudiant en photographie ;-)
On continue par échanger des banalités. Ils me demandent pourquoi je ressemble à un chinois, je leur dis que ma mère est asiatique. Cela détend l'atmosphère, nous avons quelque chose en commun... Ils me demandent d'où je viens, pourquoi je parle chinois, ils me disent de fermer mon sac parce que comme partout, il faut faire attention, même si Shanghai est très sûr... Et puis je prends congé d'eux pour continuer ma visite.
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Je tombe ensuite sur un nouveau groupe de personnes, la femme à gauche prépare à manger, les autres discutent. On échange les présentations habituelles (Wo shi faguoren = je suis français, Wo shi sheyingxuesheng = je suis étudiant en photographie...)... Une vieille dame dans un immeuble me demande de venir la voir pour la prendre en photo. Elle ne voit plus très bien et confectionne des petites barquettes avec du papier métallisé.
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Son fils (à gauche sur la photo de groupe) m'écrit ensuite son adresse pour que je puisse lui envoyer la photo par la poste une fois rentré à la maison. On discute un peu, il m'explique qu'ils sont 6 familles à vivre dans cette maison de 3 étages. Je lui demande si il peut me faire faire le tour, il hésite, il a un peu honte, mais je finis par le convaincre. Chaque famille vit dans une pièce de 3 à 6 m², avec l'électricité, mais sans eau. Un escalier encombré amène aux étages supérieurs.
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Il hésite un peu avant de me faire rentrer chez lui. C'est dans cette pièce de 6 m² qu'il habite encore avec son père et sa mère. Le sol est couvert de lino, le plafond tapissé de publicités et de sacs plastiques. Des cartons s'entassent au dessus et sous les 2 lits. Un télé antique trône au milieu de la chambre à côté des photos de famille. Il me montre la seule décoration de l'appartement, un carton récupéré d'un magasin de dvd où figurent ses films préférés: Gone with the wind, Wuthering Heights (faute comprise), la Dame aux Camelias. Je lui explique que c'est tiré d'un roman d'Alexandre Dumas. Il ne connait pas cet auteur. On finit par faire le tour du toit. Peu après, je prends congé en le remerciant chaleureusement.
Je n'oublierai pas de lui envoyer la photo de sa mère.
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Derrière la grandeur d'une ville comme Shanghai, il ne faut pas oublier que c'est cela aussi la Chine... Un développement économique qui laisse de côté une partie de la population, une misère cachée derrière les façades refaites des immeubles, une masse de travailleurs exploités dans des usines ou des mines de charbon...


























































































































