DECOUVREZ L'EXCEPTION
CONNECT ON FACEBOOK
DERNIERES NEWS
ABOUT ME Bienvenue sur Little Style Box !
Vous trouverez sur ce blog des looks shootés dans la rue (des femmes et des hommes un peu de tous les styles), des infos sur la mode et des billets d'humeur ou de culture.
Pour ceux qui se demanderaient, et oui, je suis un homme et je travaille bien dans la mode.
Contact: littlestylebox@gmail.com
Pour rester en contact, rejoignez le groupe Facebook de Little Style Box !
SUR MON IPOD Gold Panda - Lucky shiner
Gil Scott-Heron - I'm new here
The National - High Violet
The Legendary Tigerman - Femina
Florent Marchet - Courchevel
The Radio Dept. - Clinging to a scheme
Blackmagic
Alive tilll I'm dead
The Age of Adz
St. Vincent - Actor
MARQUES LES PLUS POPULAIRES H&M (143 looks)
Zara (126 looks)
Ray-Ban (46 looks)
American Apparel (46 looks)
Marc Jacobs (37 looks)
Levi's (37 looks)
Topshop (35 looks)
Yves Saint Laurent (28 looks)
Converse (27 looks)
Nike (27 looks)
Balenciaga (27 looks)
The Kooples (24 looks)
Uniqlo (24 looks)
A.P.C. (22 looks)
Gap (20 looks)
Chloé (20 looks)
Maje (20 looks)
Celine (19 looks)
Isabel Marant (19 looks)
Mango (19 looks)
FASHION BLOGS La Maison de Victoriane
EnMode Fashion
Bonne Gueule
Comme un camion
The Sartorialist
Green my style
Cafe Mode
Garance Doré
Mon blog de fille
Vert Cerise
Accro de la Mode
Olivia (Ã Paris)
Tendances de Mode
Penelope Jolicoeur
Camille la Reine
Deconstructing Tonino
Style and the City
Orange Mécanique & Lady Pénélope
The cherry blossom girl
Le monde de Tokyobanhbao
Style from Tokyo
Bag Snob
From Betsy with love
The Purse Blog
Bagaholic Blog
Miss Glitzy
okcowboy
Haut Marais
My Kinda Magazine
Les trouvailles du faon
House of Frenchie
Adeline Rapon
Hype&Style
Wear Ever You Are
AUTRES BLOGS Ce soir, je dine en cuisine
Flirting with light
Zenzi.org - Photos du monde
My Little Paris
Bad Bad Blog
ABONNEZ VOUS AU FLUX RSS
![]() |
RSS |
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
|
|
|
|
FASHION NEWS : A la découverte de la créatrice franco-péruvienne Stella Pardo
Posté le jeudi 13 octobre à 01h01 Après un petit peu de retard, la boutique Stella Pardo ouvre enfin sur L'Exception. Stella Pardo, c'est un vrai coup de coeur. Cette créatrice d'origine franco-péruvienne réalise de superbes mailles mêlant le meilleur du style parisien et la tradition du tricot sud-américain. Parfait pour la météo actuelle ! A l'occasion de ce lancement, j'ai voulu revoir Cinthya Guerrero, fondatrice de Stella Pardo, autour d'un café. Un entretien à lire si vous ne savez pas où rencontrer des travestis péruviens à Paris, ou si vous pensez comme moi que Mario Testino est italien.
Bonjour Cinthya, est ce que tu peux me parler de ta marque Stella Pardo ? J'ai créé la marque Stella Pardo avec ma mère autour de la maille avec des matières nobles et 100% naturelles, principalement du baby alpaga et une fabrication traditionnelle au Pérou et au style définitivement parisien. Un métissage culturelle, un voyage entre le Pérou et La France, entre modernité et tradition. Pourquoi au Pérou ? J'ai vécu au Pérou jusqu'à mes 10 ans. Ma mère travaillait dans le textile. On s'est ensuite installées à Paris. Lorsque j'ai eu envie de créer ma marque, je me suis tournée naturellement vers mon pays d'origine. De plus le Pérou a une véritable valeur ajoutée dans le tissage traditionnel et je voulais des produits avec une excellente qualité, aux finitions parfaites et aux matières luxueuses mais abordables pour le consommateur final. Il y a une tradition de la maille au Pérou... Si tu regardes, toutes les marques de luxe font leur maille au Pérou: Prada, Isabel Marant, Sonia Rikyel, Oscar de la Renta... Le tricot fait parti de la vie des péruviens. Ils l'ont fait pour eux avant de commencer à le vendre à l'étranger. Pour Stella Pardo, tu travailles avec des mères tricoteuses. Oui, au Pérou, les femmes doivent garder leurs enfants à la maison, et pendant ce temps elles font leur tricot. On travaille donc avec des collectivités de mères tricoteuses dans les bidonvilles de Lima. On travaille ensemble sur une organisation de travail qui s’adapte à leur mode de vie. Elles se retrouvent plusieurs fois par semaine, dans une maison d'une des mères et elles tricotent ensemble. Il y a une super ambiance et surtout elles ramènent de l'argent à la maison, chose qui ne se faisait pas avant au Pérou. Cela donne aux femmes une véritable émancipation. Au début de l’aventure nous travaillions avec une quinzaine de tricoteuses aujourd’hui nous avons crée un réseau d’une cinquantaine de femmes. Le Pérou reste un pays très macho vis à vis du travail des femmes ? De moins en moins, on travaille aussi avec des communautés dans les Andes en dehors de Lima. Les hommes qui travaillaient dans les mines ont parfois perdu leur travail et maintenant ce sont les femmes qui nourrissent la famille avec le tricot. Du coup, elles ont gagné plus de liberté. En tant que péruvienne vivant en France, comment êtes vous perçus par ceux restés au pays ? Il faut savoir une chose des péruviens: on est toujours en train de sourire, on est toujours très positif, c'est vraiment culturel. On essaye de toujours trouver les bonnes choses dans toutes les situations. Donc lorsqu'on arrive au Pérou, les gens sont très contents de travailler avec nous. Il n'y a pas de jalousie, au contraire, ils nous remercient et sont enthousiastes de faire partis de ce projet. On s'associe vraiment avec eux sur le long terme, on leur apporte des machines, on les aide dans l’organisation de leur travail, dans l’optimisation de la production, à accroître leur productivité et à répondre aux exigences des entreprises étrangères. Ils veulent toujours apprendre et s’améliorer et nous sommes heureuses de les accompagner dans cette démarche, c’est le principe même du commerce équitable. Comment fais tu pour t'assurer de la qualité des produits ? Ma tante qui habite au Pérou visite les communautés et les mères tricoteuses chaque semaine. On leur apprend à respecter une charte de qualité détaillée. En plus, nous sommes deux personnes à partir en renfort chaque saison pour suivre la production. Grâce à cette logistique mise en place pendant 3 ans, et ce souci de la qualité, nous nous sommes construits une petite notoriété dans le secteur ce qui nous a permis de développer une autre branche qui est celle de la production pour d’autres marques européennes. Aujourd’hui par exemple nous travaillons même sur 2 projets de développement de produits pour deux marques de luxe d’enfant très prestigieuses, un bonheur ! C'est vraiment une histoire de famille... Chez les péruviens, la famille, c'est pas que le père ou la mère, c'est la grand mère, les oncles, les tantes, les cousins... Pour nous, c'est un vrai plaisir de travailler en famille. Stella Pardo est d'ailleurs le nom de ta grand mère Oui, c'est un clin d'oeil à ma grand mère. Je dirais que c'est une femme toujours en avance sur son temps. La semaine dernière, elle était sur Youtube. Elle fait sa cueillette avec sa robe à fleurs et ses talons compensés. Ma grand mère est une femme extrêmement généreuse et qui nous a toujours appris à penser aux autres. Elle a 9 enfants et tous sont très soudés entre eux. Revenons à la fille Stella Pardo, qui est elle ? La fille Stella Pardo est clairement la parisienne. Je n'ai pas de look particulier, la chose la plus importante pour moi est de se sentir bien dans ses habits. On peut être très élégante et sexy en étant confortable. Un peu comme lorsqu'une fille met une grosse culotte en maille ? La culotte en maille c'est très sexy avec des chaussettes qui montent, les garçons adorent. Le petit côté cocooning, c’est très sensuel ;-) On retrouve aussi une petite touche ethnique. Oui, il y a toujours un petit détail qui rappellera le Pérou, mais ce n'est pas évident au premier abord. J'essaye toujours d'apporter des petits détails, comme les doublures. Elles sont dans un liberty qu'on fait développer juste pour nous. Tu parlais du Baby Alpaga, c'est quoi le Baby Alpaga en fait ? Le baby alpaga, c'est un peu l'équivalent du cachemire. Les mailles sont aussi fines et douces que le cachemire mais la qualité est meilleure. Le cachemire maintenant s'est banalisé, on le retrouve dans tous les supermarchés. Le baby alpaga se travaille différemment et est plus riche. C’est surtout très chaud ! Et lorsque l’habit est tricoté main, cela apporte plus de douceur à la maille. La perception que j'en ai est qu'il s'agit d'une maille plus volumineuse. Je pense que c'est juste le style qui fait ça, le baby alpaga tu peux le travailler dans une maille très très fine vraiment comme du cachemire, mais c’est de l’industriel, chose que nous ne faisons pas car on favorise le travail artisanal, l’humain. Si tu prends mon travail ou celui de Warmi que j'adore, on a la même démarche vis à vis du baby alpaga, on cherche la créativité dans le traitement ou dans le travail. C'est le côté Amérique du sud, on veut apporter quelque chose de nouveau. Le baby alpaga, c'est une maille tellement belle qu'on veut lui apporter du relief. Quel est ton restaurant péruvien préféré à Paris ? Vers Lamarck, il y a un petit resto péruvien. Il faut y manger le ceviche et le lomo saltado. Il y a beaucoup de latinos et plein de travestis péruviens. Je ne connaissais pas le travesti péruvien, il porte du Stella Pardo ? Il est bien plus sexy, il adore les sequins. Les femmes comme les travestis latinos adorent les décolletés, les mini jupes, tout ce que tu ne retrouves pas chez Stella Pardo. Moi, je préfère le décolleté dans le dos. Je préfère le sensuel au sexy. Mais le travesti péruvien a aussi droit à sa petite maille, non ? Tu as raison, je ferai peut être un petit événement dans ce restaurant un jour ;-) La nourriture, c'est aussi une tradition péruvienne ? Tu ne sais peut être pas, Lima a été choisi capitale gastronomique de tout le continent américain. Je te dis ça parce que ma deuxième grande passion, c'est la bouffe, non, en fait, c'est bien la première. J'adore ça ! On a une grande tradition culinaire. Tu vois le restaurant Nobu à New York ou Londres. Tout le monde pense que c'est un restaurant japonais alors qu'ils font de la cuisine fusion japonais et péruvien. Personne ne le sait... C'est comme Mario Testino, tout le monde pense qu'il est italien, mais Mario Testino est péruvien ! Il vient de Lima comme moi. Effectivement, je ne savais pas du tout... Je l'imaginais Milanais ou autre. Merci Cinthya, je repars plus cultivé ! Découvrez la collection Automne Hiver 2011 de Stella Pardo sur stella-pardo.lexception.com 7 COMMENTAIRES 2011-12-15: par hemitlpo 9IeOIq vznnpoabolwq 2011-12-15: par Titia Hot damn, looking pretty useufl buddy. 2011-10-18: par genevieve @ oxalydes Voilà encore un entretien passionnant! Je connaissais ma marque de nom... mais là j'en sais beaucoup, beaucoup plus. Surtout, j'en mesure l'attractivité! Ma nostalgie de l'Amérique Latine (j'ai fait un séjour au Chili, sans doute très différent du Pérou) en est éveillée... Merci pour cette piste de restaurant! Ajoutons que Cynthia me semble dotée d'un humour tendre et d'un recul si rare et si précieux aujourd'hui dans la mode! Bravo. 2011-10-18: par Margaux Merci pour cette découverte. En un article, j'en ai appris beaucoup. C'est toujours intéressant de lire tes interviews car l'on se cultive en peut de temps. Je vais donc aller découvrir sa collection sur ton site. Belle journée à toi, bises. M. 2011-10-17: par isabelle Bon, je savais pour Mario Testino. Helena Christensen aussi. En revanche, je suis moins documentée sur les travestis péruviens. Trop alléchée par Stella Pardo et la perspective de trouver du baby alpaga tricoté "jeune" plutôt que qu'en mode solennelle chez Loro Piana ou Zegna. Fascinée par la cascade de cheveux blonds sortie du bonnet et retenue par l'écharpe du mannequin de Stella Pardo. Bises darling 2011-10-17: par Elsa Une marque qui se respecte et qui respecte les autres. De plus, les pièces sont ultra désirables, surtout le short, j'ai eu un vrai coup de coeur :). 2011-10-15: par Madame M Gros emballement cardiaque sur les gilets oversize qui se marieraient avec mes petites robes noires vintage! Et Mario Testino n'est pas italien Ô_Ô LAISSER UN COMMENTAIRE |












